Saint Louis/Histoire

Plus de 165 ans au service des élèves.

Capture d’écran 2015-10-11 à 18.29.28« J’ai, disait-elle, reconnu que chercher à donner à d’autres, l’éducation dont on a été soi-même privilégiée est le meilleur emploi que l’on puisse faire des ressources dont on peut disposer » (Madame de Cintré)
Les filles : En 1845, une école de la ville consacrée à l’éducation des jeunes filles ferme. Le curé de Montargis poursuit cet enseignement en créant une autre école sous le vocable de Saint-Joseph. Il se tourne vers les Sœurs de la Charité de Bourges pour y assurer l’enseignement et l’éducation et ainsi débute cette école installée dans un local situé rue Girodet, ouverte, le 14 août 1847, avec dix élèves. En 1861, 60 fillettes sont accueillies dans de nouveaux locaux situés rue Gudin – Une classe spéciale est ouverte pour celles qui travaillent et qui ne pouvaient, en raison de la durée du travail, suivre les cours. Puis les sœurs, trop à l’étroit, déménagent rue du Pont de l’Ouche.
En 1870, l’école est réquisitionnée puis occupée par les Prussiens. Après la guerre, la vie, difficile financièrement, reprend son cours. La loi de 1904 entraîne l’expulsion des sœurs. Mademoiselle Merlet, (Sœur Saint Basile), se sécularise et prend en main la destinée de cette maison jusqu’en 1936.
Revenons en 1919 : Mademoiselle de Gigord, tante de Mme de Cintré donne au Curé de Montargis, M. Bourgerie, une maison place des Récollets. En octobre 1920, s’ouvre une école pour les jeunes et petites-filles, Sainte-Agnès. Mais à l’étroit, malgré de nouvelles constructions, elle émigre rue de la Quintaine sous la direction de Mlle Sabard. En 1952, Sainte Agnès fusionne avec Saint-Joseph.
Les garçons : Faisant suite à l’école de M. Ruet ouverte depuis 1850, la paroisse crée vers 1860, une école tenue par les Frères des Ecoles Chrétienne, rue de la Chaussée. En 1883, quittant la Chaussée, l’école s’installe rue Gudin dans l’ancienne école Saint-Joseph dont les locaux sont vendus à la paroisse et prend le nom de « Sainte-Madeleine » pour marquer son appartenance. Vers 1895, l’abbé Doussinault veut que l’on puisse ouvrir une nouvelle école pour que les élèves puissent accéder au « secondaire ».
En 1896, le Père Claude Mathieu devient directeur et installe « le secondaire » en 1898 dans le Château de Montargis que Mme de Cintré venait d’acheter et qu’elle offrait à la paroisse. C’est le début de « l’Institution Saint-Louis ». Son premier supérieur est le Chanoine Vivien en 1901 à qui succède en 1914 l’abbé Lane qui restera Supérieur jusqu’en 1941. Sainte-Madeleine continue sa mission d’enseignement. En 1954, le Chanoine Malon, Directeur de Sainte-Madeleine devient Supérieur de Saint-Louis en succédant au Chanoine Danthon, il réalise la fusion entre les deux écoles.
Que devient Saint-Joseph ? En 1931 Mlle Vincent succède à Mlle Merlet. Les sœurs de la Sagesse en 1948 succèdent aux Sœurs de St Aignan. En 1963, Bonne Mère Suzanne réalise avec le Chanoine Malon « l’Ecole Mixte Saint-Louis ». L’union entre les deux établissements passe du Lycée au collège puis au primaire en 1973 car la préfecture impose la fermeture de l’établissement Saint-Joseph, Place des Recollets. On décide de reconstruire un bâtiment pour Saint-Joseph sur la place des anciens jardins du Château, en 1974.
En 1968, M. de Jorna devient Directeur et assume la fusion. En 1974, le nouveau bâtiment est terminé, les élèves de Saint-Joseph et de Saint-Louis, désormais, seront dans une maison commune, le château de Montargis. En 1982, création d’une école technique avec l’apparition de l’Ecole Hôtelière. L’abbé Leboeuf cède la place en 1994 à Monsieur Delalandre qui est suivi de M. Lapouveyrerie en 2003 puis de M Chauvin en 2010. De nouveaux bâtiments sont construits afin d’offrir un lieu de travail accueillant pour les élèves et les professeurs en 1983 et 1999.